La réalité telle quelle

Bouclons donc la boucle en survolant les nerfs de la déséducation présents sur le terrain. Quel sort attend Mathieu ? Aura-t-il été capable d’encaisser le tout ou annoncera-t-il avec raison sa démission ?

11 réponses à “La réalité telle quelle”

  1. Nancy Raymond
    27 mars 2011 à 2:37

    Pour ce que j’en sais, le lieu utopique que vous décrivez existe dans certaines écoles alternatives, malheureusement sous-financées et laissées pour contre. Au Québec, l’école Rudolf Steiner de Montréal en est un merveilleux exemple.

  2. Urbain
    28 février 2011 à 9:51

    Bravo au réalisateur pour ce documentaire qui reflète de belle façon la réalité du merveilleux monde de l’enseignement.

    J’ai enseigné pendant plus de 18 ans, mais j’ai malheureusement décroché. J’ai croqué dans la pomme et je me suis rendu malade. Je suis à mon deuxième arrêt de travail après avoir tenté un retour en changeant de milieu, de direction, d’école, de matière…

    Je me suis retrouvé à nouveau sur le cul parce que le milieu de l’éducation a éteint ma passion. Le coeur de la pomme est pourri… le milieu est hypocrite! J’étais rempli de bonne volonté, mais tout le milieu scolaire ne correspondait plus à mon système de valeurs. Authenticité, générosité, partage, dévouement, transparence, objectivité… Le pouvoir et la politique corrompent le système. J’ai travaillé avec coeur jusqu’à ce qu’on éteigne ma flamme.

    Des collègues et des directeurs ont soufflé sur ma bougie parce qu’ils se sentaient menacés. La compétence et l’excellence étrangement dérangent. La jalousie entre collègues m’a nui et a créé un climat néfaste qui déteint sur l’environnement de l’élève.

    Pour ne pas faire de vagues, j’ai appris à baisser les yeux sur la correction, pour les statistiques, pour ne pas déplaire au directeur… J’ai appris à en faire moins… Lorsqu’on est trop exigeant, on se fait pointer du doigt. J’ai appris à me faire petit alors que j’ai voulu être grandiose, mais cela dérange!

    Lorsqu’on nivelle par le bas c’est toute génération que l’on sacrifie. C’est comme ça que l’on fait pourrir des pommes.

    Un (ex)enseignant «ruiné» par la faillite de l’éducation

  3. Maude Depelteau
    24 février 2011 à 8:04

    En tant qu’étudiante, je me dois de dire que : oui , il existe une sortie à cette déséducation. « Ce qui est possible est fait. Ce qui est impossible se fera. » Il y a moyen de soulever la poussière et de réveiller les dirigeants en éducation. Seuls ceux qui aiment vraiment leur métier d’enseignant font des choses remarquables avec des élèves plus que souvent démotivés et démoralisé par des réformes incompréhensibles. Il faut sortir de ce moule où tous sont coulés et changer les choses. Par exemple, les élèves sont tous mis dans ce même « moule d’élève », où chaque jeunes doit rester tranquille, écouter et ne pas bouger, limite, ne pas poser de question. Mais on félicite ceux qui se démarque de ce moule. Bizarre non? Et ceux qui se démarque négativement par de l’impolitesse et un manque d’intérêt particulier, on les mets en réflection et on les suspends, alors que l’on devrait s’occuper d’eux. De même pour les professeurs: tous sont dans un même moule, et « essaient » quand même de changer les choses. Mais s’ils font trop de vagues, ils sont avertis ou pire, congédié.

    J’ai une enseignante d’espagnol qui elle, sort BEAUCOUP du moule: elle ne respecte tout simplement pas les règlements imposés par la direction. Résultat: des élèves qui l’adore (ni plus ni moins)mais une direction d’école qui voudrait la mettre à la porte. Ce moule dérange plus qu’autre chose, et c’est là l’erreur: tous devraient pouvoir avancer à sa façon et faire apprendre aux jeunes de la façon qu’ils savent idéale, et non celle comforme au règle. Les temps changent, et les gens aussi. Mais pas les règles.

    • 19 avril 2012 à 10:35

      Real talk, Maude! Tu as donc raison voudrais-tu diriger notre Monde? Il me semble qu’il serait tellement plus beau! :O

  4. Manon Reimnitz
    7 janvier 2011 à 7:22

    MERCI! pour ces mots sur notre réalité. Mère de deux adolescents et enseignante de français au 2e cycle du secondaire, j’affirme que c’est le chaos… mais vous le savez déjà. Femme de cœur qui éprouve de graves difficultés à s’adapter. Je développe maintenant des troubles du comportement et n’arrive pas à me taire. À ma vingtième année d’enseignement, je ne crois pas finir l’année! C’est tellement triste de voir dans les yeux de mes élèves les ravages du système…

  5. Geneviève Major
    23 décembre 2010 à 10:19

    Quelle grande lançée finale! La Compassion. J’abonde comme le dit Mélanie. Sous le signe de la Compassion, l’action sera juste et cardiaque (du Coeur).
    Vivement la suite!
    Merci pour chaque webisode et tout ce site, un travail colossal qui nous (moi très incluse)remue les cellules pour du changement!

  6. Mélanie
    23 décembre 2010 à 8:26

    Bravo pour cette belle conclusion. Ce mot devrait être plus à la mode! (Son sens aussi) Merci de l’utiliser malgré son manque de popularité. Il gagne à être connu. Quel mot? Ah oui!Ce mot: COMPASSION.

  7. Marie-Josée Cloutier
    23 décembre 2010 à 6:00

    L’éducation c’est émotif… qu’on se le tienne pour dit. Un élève, pour apprendre, a besoin de se sentir compétent et le seul moyen d’y arriver est qu’il puisse compter sur quelqu’un pour l’écouter, l’encourager, le soutenir et l’aimer.

    Bravo pour ta conclusion.

    Marie-Josée Cloutier

  8. Yannick Turcotte
    23 décembre 2010 à 12:54

    Merci pour cette série, elle fait ressortir à mon avis non seulement notre système d’éducation lacunaire en ce moment, mais un fléau répandu au sein des services public et, par le fait même, à la société au grand complet.

  9. Jean-François
    23 décembre 2010 à 12:33

    La réalité…
    Combien refusent de la voir et ce, même parmi les collègues qui enseignent?

    Enseigner, c’est vibrant, excitant, stimulant… mais maintenant, ce n’est plus possible. (Les commentaires des enseignantes dans le documentaire le montrent bien et me rejoignent totalement).

    Ah, les « réunions »: Elles sont innombrables mais tellement, tellement inutiles. Quelqu’un a déjà pensé à calculer la perte financière de telles réunions? Pensez-y : réunir de 20 à 100 profs (selon les écoles) pendant 1 à 3 heures en les « payant », disons, environ 50$/h. Ça fait un beau 1 000$ à 15 000$ par réunion. Et il y a 90 000 profs au Québec. On cherche les ressources? « Soyez patients, les enfants, vos profs sont en train de penser à comment vous aider… sur papier…»

    En attendant, on va jusqu’au bout, on s’épuise, on s’écroule, pour l’amour des enfants…

    Bonne chance aux profs qui persévèrent et qui s’élèvent contre le système.

    Mais bon sang : faites plus de bruit!

    D’un papa qui s’occupe de son fils
    et qui est (était?) enseignant

  10. 23 décembre 2010 à 2:19

    À suivre…

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