Les grands décideurs

Les grands décideurs

Qui sont ces grands décideurs ? Que veulent-ils vraiment ? Jusqu’où s’étend leur pouvoir ? Que peuvent-ils faire pour (ou contre) nous ?

22 réponses à “Les grands décideurs”

  1. Yusef Jamine
    7 février 2011 à 10:14

    Juste au passage… C’est ne pas connaître la médecine que de dire que ses méthodes sont statiques. Les médecins ont constamment des réformes sur les méthodes, les médicaments, etc. Le nez dans les livres, toujours, pour être up to date. Pourquoi pas la même chose en éducation?

  2. Maryse Meunier
    13 décembre 2010 à 6:37

    J’ai, contrairement à d’autres, apprécié le commentaire de M. Omar Aktouf à partir de 9:59…
    J’ajouterais à l’idée que si l’élève qui sort du système est un produit, il faut se demander quelle est la demande… Je suis entrée en éducation parce que je croyais qu’on y travaillait à aider des êtres humains à développer leur plein potentiel et à s’épanouir… Je crois maintenant qu’ici, au Québec, l’éducation telle que vécue dans nos école, c’est former des élèves à combler les besoins de notre marché du travail, point à la ligne. Je ne crois pas que ce soit suffisant pour qu’un peuple se démarque!

    • Jonathan F.V.
      30 décembre 2010 à 2:48

      Si seulement je pouvais exprimer à quel point je suis d’accord avec vous! Ça fait des années que je répète que les écoles ne sont pas des écoles parce qu’elles ne servent pas à aider chacun à développer son plein potentiel, mais à fabriquer les rouages sans âme de la société néo-libérale.

      Et en parlant de système, ceux-ci sont supposés être au service de l’homme, c’est l’homme qui doit être derrière ses constructions et les utiliser à bon escient, et non pas ses constructions (dont la société fait partie) de lui dicter comment vivre ou qui il est et ce qu’il veut. On peut dire que tout le monde a fini par tomber dans le piège, et autant la classe dominante que leurs exploités gaspillent à présent leurs vies.

    • Claudio
      7 février 2011 à 8:45

      Bonjour,
      je suis prof. J’ai lu les programmes relatifs aux cours que j’enseigne. Je comprends les objectifs, qui sont selon moi du il-va-de-soi. Cela dit, je construis mon propre matériel parce que ce que me propose les maisons d’édition est ridiculement scolaire et pédagogique dans ce que les termes peuvent avoir de plus péjoratifs. Mon matériel est vrai, hors norme, authentique diraient les profs de langue seconde.

      C’est moi le prof, pas le ministère, pas les maisons d’éditions. Dès lors je reviens sur le thème d’un des épisodes antérieurs : formons nos profs intellectuellement, sélectionnons les à l’entrée de l’U (trop de profs ne comprennent rien à ce qui est hors de leur discipline) augmentons les salaires, faisons de l’éducation un profession prestigieuse et vous verrez que nous aurons du choix, des profs solides et l’impact sur les élèves sera majeur. … diminuez aussi les élèves par classe et augmentez les ressources au passage.

  3. Godin, Joël
    23 novembre 2010 à 11:16

    Donner le choix aux enseignants de l’éducation qu’ils veulent donner. Laisser dans les mains de chacune des écoles et/ou des municipalités la gestion de l’éducation et il y aurait des formations venant de groupes Étatique ou non pour donner des suggestions d’enseignement aux écoles. Je crois que c’est une bonne idée. De plus, je crois que c’est effectivement en taxant les plus riches que nous arriverons bien un jour à avoir de meilleurs enseignants. Il faut clairement laisser la pensée néolibérale de côté. Si nous faisons cela nous arriverons bien évidemment à revaloriser le métier d’enseignant et à la fois d’avoir un plus petit écart type entre le meilleur et le moins bon étudiant. Ces étudiants auront donc tous de plus grandes connaissances et contribueront ensuite à faire du Québec une province riche en culture.

  4. Jean-Pierre Sergerie
    21 novembre 2010 à 2:00

    Je suis la série avec intérêt, mais cet épisode m’a décu. Malheureusement, cela ressemble trop à un concentrer de « parler pour chialer » où la ligne éditoriale est : « Le système est tout croche, les profs sont bons, à bas les fonctionnaires, les riches sont méchants et doivent payer, tout devrait être gratuit et c’est le méchant Système de notre société dirigé par une élite secrète qui est la cause de tous nos maux. »

    Il y a une fort potentiel avec ce sujet, l’infographie est très bien, mais le contenu manque de rigueur.

    Ce dont on se plaint généralement, c’est que les enseignants ne sont infantilisés par une machine administrative et que notre société valorise peu l’éducation.

    Au lieu de se lancer dans les théories conspirationnistes du Grand Capital, pourquoi ne pas chercher à cerner le problème et proposer des solutions pratiques, et non pas seulement lancer la faute à l’Autre ?

    J’attends avec impatience le prochain épisode !

    • Gébé Tremblay
      26 novembre 2010 à 5:05

      C’est plutôt vous qui devriez faire l’effort de vous informer avant de lancer des sous-entendus « conspirationistes ».

      Il n’y a aucune conspiration. L’information est disponnible.

      La réforme nous viens de l’OCDE, une mouture des Rockefeller (financé par les banquiers Rothchilds) de la Chase Manhatan Bank (maintenant J.P. Morgan Chase, grands bénéficiaires de la crise actuelle), conçue sous la direction du Directeur de la Banque Mondiale, puis remise au département de sociologie de McGill où des agents (Raymond Kiblansky entre autres)en lien avec les banquiers Warburg (banquiers des Nazis) ont usé de leur influence pour la faire adopter par le MEQ.

      C’est pas parce que vous êtes ignorant de quelque chose que celà devient une conspiration.

      • Sébastien
        2 décembre 2010 à 12:24

        Tu veux dire que les états généraux, Inchauspé et le PFEQ c’est de la poudre aux yeux? Ça cache de grandes banques dominantes qui ont des tentacules dans toutes les sphères de tous les états du monde?

  5. Caroline Tremblay
    20 novembre 2010 à 11:02

    Bonjour, Comme le Canard Has been, je trouve votre conclusion trop facile. Si comme mettre tout gratuit rendait les systèmes meilleurs et plus efficace. Devant l’abondance, il y a souvent la gaspille!
    Le problème demeure politique, quand madame Raymonde nous dit qu’au conseil supérieur de l’éducation se sont les échos de la population qui vont décider si une nouvelle règle sera appliquée bien on est loin des spécialistes en éducation. C’est à se demander « À quoi servent-ils? »
    C’est la politique qui l’emporte et l’élection et la nomination de quelques individus qui sont plus importantes que de bons et meilleurs programmes pour des milliers d’étudiants.
    Triste constat de voir que nous parlons de clientèle. Satisfaction garantie. Faut que le client soit heureux et satisfait. Il a payé il doit avoir son diplôme note ou pas! Tout le monde ignorants égaux!

  6. Christiane
    20 novembre 2010 à 12:29

    On ne demanderait jamais aux médecins de changer leur méthode de diagnostic, leur pratique et leur plan de traitements à moins qu’il y ait faute plus que grave.

    De la même façon, les enseignants sont capables de diagnostiquer les problèmes académiques des jeunes de leur classe, d’adapter leur pratique et de planifier des moyens d’action pour faire avancer chaque jeune de sa classe à son propre rythme. Il est donc un professionnel au même titre que le médecin.

    Oui, le gouvernement veut de la performance mais tout comme le médecin qui ne peut sauver tous ces patients, l’enseignant ne peut faire atteindre toutes les compétences imposées par le MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DU LOISIRS ET DU SPORT à chacun des jeunes de sa classe.(Non, je n’en reviendrai jamais qu’une société comme le Québec relaye l’éducation au niveau du loisir et du sport )

    Chaque jeune a son propre rythme et depuis que la politique de ne pas faire recommencer une année à un jeune à été adoptée, sous prétexte que certains psychologues aient proclamés que ça diminuait l’estime de soi, le mandat qu’il nous demande maintenant est absolument utopique. C’est quand on a les deux pieds sur le terrain qu’on constater les dégâts que ces politiques ont entrainés pas quand on travaille dans un bureau bien loin du terrain.

    Oui, le gouvernement veut faire des écoles des usines de reproduction de son idéologie à lui et ce à peu de frais (historiquement, ça l’a toujours été) mais l’humanisme des enseignants peut contrer cette situation. Et j’en connais plus d’un qui le font. Ici, nous devrions leur dire un grand merci plutôt que de les traiter de « trou du cul ».

    Que le MELS fasse ce qu’il veut mais les possibles ne correspondent peut-être pas à ses attentes, mais ça c’est la vie.

    • Claude
      21 novembre 2010 à 8:42

      Christiane, je suis d’accord avec vous pour le MELS, c’est honteux et ridicule d’avoir dans le même ministère, les loisirs, le sport et l’éducation, et on n’en parle jamais.

      Cela m’a fait sourire, cependant, quand vous écrivez: « l’enseignant ne peut faire atteindre toutes les compétences imposées »… Le MELS a réussi à vous mettre dans la tête qu’il fallait que les élèves atteignent des compétences! Voyez comment ils (les décideurs) ont bien réussi leur coup. Il me semble que vous auriez dû écrire: « l’enseignant ne peut garantir la réussite scolaire de tous ses élèves »! Aujourd’hui, on dit souvent de laisser le pouvoir aux profs, mais les profs eux-mêmes ne savent plus ce qui est important… c’est-à-dire la CONNAISSANCE, bonté divine!

      • Christiane
        22 novembre 2010 à 8:22

        Bonjour Claude,

        Effectivement, le fait que l’Éducation fasse partie du même ministère que celui des sports et des loisirs est, à mon avis, représentatif de l’importance que l’on accorde à l’éducation au Québec et propice aux magouilles budgétaires.

        Malgré toutes les compétences que ce ministère veut qu’on développe chez les enfants, il reste que beaucoup d’enseignants (la majorité) vont à l’essentiel soit transmission du Savoir et des Savoir-faire où la Connaissance comme vous le dites si bien.

        Pour ma part, je travaille avec des enfants très différents (comme la majorité de tous les enseignants) et je me donne comme mandat de faire avancer aussi loin que possible chaque enfant à partir d’où il est rendu parce que maintenant les écoles de rangs dans lesquelles on avait des jeunes de tous les niveaux dans une même classe ont gagné les villes.

        On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a… Mais la cours des miracles n’appartient pas aux enseignants pas plus qu’aux médecins.

  7. Benoît Saulnier-Tremblay
    19 novembre 2010 à 6:50

    Je suis étudiant au DESS en enseignement collégial et je dois dire que jusqu’à maintenant les 3 épisodes m’ont beaucoup fait réfléchir sur ma future pratique enseignante, surtout le point soulevé qu’il ne fallait pas perdre notre passion première. Je m’en rends compte que le cursus de mon rpogramme est beaucoup axé sur la transmission des créneaux du gouvernement en matière d’éducation et très peu sur la critique de ceux-ci ou à tout le moins sur leur remise en question. Étant issu du baccalauréat en science politique je suis plutôt enclin à la critique du monde qui m’entoure et je considère qu’elle est primordiale à l’avancement des sociétés. Cependant je trouve que certains passages de vos épisodes tombent dans la démagogie pure et dure et à ce titre si j’étais vous je m’en tiendrais à faire témoigner des gens du milieu qui ne sont pas nécessairement experts, mais qui ont une bonne connaissance et sont reconnus comme compétents par leurs pairs. Des intervenants comme Benoit Dutrizac ou Gilles Proulx ne devrait pas faire partie de vos épisodes, ces derniers n’ont aucune connaissance sur la pratique enseignante et ils parlent essentiellement avec l’opinion de monsieur madame «tout-le-monde» qui chiale contre le gouvernement lorsqu’ils ont un verre dans le nez. Je trouve déplorable que vous ayez choisis ces deux intervenants, alors que vous citez du Rousseau, souvent considéré comme le père de la démocratie et dont la pensée est souvent associée à la sociale démocratie et même au socialisme.

  8. Claude Tousignant
    18 novembre 2010 à 5:10

    Non seulement le MELS est une trop grosse machine, mais en plus, la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite.
    En histoire 4ème secondaire par exemple, les gens qui ont conçu les programmes n’ont probablement jamais rencontré les gens qui en conçoivent les evaluations (les SE si vous préférez!) Depuis 2 ans, le MELS ne fait plus de SE sur les compétences 1 et 3 puisque la première et seule expérience en 2009 fut pour le moins laborieuse. Alors, comme me le disent plusieurs collègues, pourquoi voir ces compétences avec les élèves? Pourquoi voir les « Ailleurs »? Pourquoi faire apprendre le saut en longueur aux élèves tout au long de l’année alors qu’on les évaluent sur le saut en hauteur comme le cite souvent un collègue?

    Pour sauter, les élèves sautent!!

    Bien sur, on me dira de faire à ma tête, d’avoir l’esprit critique et quoi encore… Mais vous oubliez que nous avons des rédditions de compte, des plans de réussite, des palmarès et bien d’autres comités qui nous scrutent.

    Il est facile de perdre ses idéaux, on entre dans le moule car on ne veut pas se faire montrer du doigt. Comment voulez-vous que les jeunes profs puissent se réaliser dans ces conditions?

    Heureusement, il y a un fait qui demeure: lorsque la cloche sonne et que la porte de classe se ferme, l’enseignant retrouve son paradis i.e sa classe d’élèves et décide ce qui est de mieux pour ceux-ci.

  9. Clément
    18 novembre 2010 à 4:58

    C’est bien dit!
    Il y a un programme…
    mais aussi une obligation de résultats quelque soit le programme. Je n’ai pas aimé m’en faire imposer mais en même temps je comprends qu’on ne peut pas s’en passer.
    Pourquoi? parce qu’à tous les niveaux de la hiérarchie
    il y a des gens qui tournent en rond, il y a des gens qui nous obligent à tourner en rond et il y en a d’autres qui sont un peu plus ouverts et qui permettent une certaine liberté.

  10. 18 novembre 2010 à 4:38

    Il n’y a rien à faire avec le Ministère de l’éducation ? Je trouve ça absolument trop pessimiste. Il faut défaire les Commissions scolaires qui avaient été crées, rappelons-nous, pour répondre aux besoins des écoles, alors que maintenant c’est l’inverse. La réussite, c’est prouvé par bien des études, se réalise au niveau local. Redonnons le pouvoir aux régions et aux communautés, remettons en question la position des syndicats, revalorisons l’éducation et s’il vous plait, remettons l’enseignant au coeur du processus et l’élève au coeur des préoccupations ! C’est le combat que nous essaierons de mener au Mouvement Québec Renouveau…

  11. LeCanardHasBeen
    18 novembre 2010 à 4:23

    J’ai moins aimé la conclusion facile du clip, i.e. « faisons payer les riches », comme si c’était la solution à tout… Même s’il y a là une bonne part de vérité, pas sûr du tout que la déséducation devrait s’en préoccuper. Vous regrettez pourtant déjà cette politisation de l’éducation. Alors pourquoi y ajouter? Le problème est suffisamment vaste à ce moment-ci.

  12. 18 novembre 2010 à 2:19

    Pouvez-vous comprendre en écoutant ce webisode pourquoi les parents ne se sentent tout simplement pas DU TOUT dans le coup.
    J’ai l’impression de tourner encore en rond à parler de problèmes administratifs entre gens du milieu ou triés sur le volet. Comme parent… je me sent « paterner » encore par un réseau fermé sur lui-même. À quand le vrai débat ??? ……comment allons-nous aider nos enfants à s’instruire????… S’INSTRUIRE.Ce serait déjà un début!!

    Je n’attend rien d’autre de l’école tellement elle est déconnectée de ses clientèles. 1 + 1 fait encore 2 pour tout le monde..riche/pauvre/français/anglais ou vieux comme Job. Pour l’éducation, on a toute une côte à remonter avant de pouvoir comprendre comment ça marche de nos jours dans des pacages à enfants raisonnablement accommodants…qui prétendent faire de l’éducation.

    J’en ai un peu raz-le-bol de voir des experts sympathiser entre eux contre l’ennemi commun pendant que le vrai monde sans lequel ils n’auraient pas de sujets de thèses ou de jobs est mis de côté,blâmé et au mieux banalisé.

  13. Jean-François Lévesque
    18 novembre 2010 à 10:19

    À qui LA faute?

    Je trouve personnellement très rafraîchissante votre tentative de crever l’abcès. Alors que bien souvent, des positions dualistes sont adoptées pour expliquer la situation du système d’éducation public, vous approfondissez la réflexion et osez remettre en questions tous les acteurs. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un débat social découlera de cette initiative, sans quoi votre excellent travail risque de tomber dans l’oubli. Bravo et merci!

  14. David Martin
    18 novembre 2010 à 9:26

    Grand changement en éducation venant « d’en haut »: les conventions de gestion. Hourra…l’école est maintenant gérée comme une usine. Il faut augmenter de x% (la cible)les résultats en français, énonçons des moyens (comme si les enseignants ne faisaient rien avant) et vérifions ensuite les résultats.
    La cible n’est pas atteinte? Que se passera-t-il? Les directions viendront surement ensuite nous demander de changer nos pratiques enseignantes?
    En éducation, les changements doivent venir de l’intérieur. C’est les enseignants en s’informant, en se formant et en échangeant avec les divers acteurs de ce bau milieu qui arriveront à apporter les changements. Après tout, c’est eux les spécialistes des jeunes d’aujourd’hui, les pédagogues qui ont les mains dans la soupe à tous les jours. Redonnons le pouvoir aux écoles…vous verrez des décisions qui rapportent.

    • 18 novembre 2010 à 1:00

      Bien dit, M. Martin !

      • Jean-François Tremblay
        18 novembre 2010 à 10:06

        Oui, très bien dit même! Et c’est en leur faisant confiance, tout en les appuyant, qu’ils iront encore plus loin!

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