Notre système scolaire québécois a-t-il quelque chose à voir avec la déséducation ?

7 réponses à “Notre système scolaire québécois a-t-il quelque chose à voir avec la déséducation ?”

  1. Gaëtan-Daniel Drolet
    13 décembre 2010 à 8:18

    Le système est le lieu et le temps qui sont le cadre de tout geste. Le système c’est la synthèse de ces deux cardinaux AVEC le centre ou l’ego. Le système est nécessaire, utile et important. Cependant, son allure, et pas seulement dans le sens de vitesse, doit changer au fil des ans, suivre le cours… de la vie, de la société, de l’environnement donc, qui l’entoure. Vivre en cinergie. Je ne peux encore une fois signaler la philosophie allemande en ce qu’elle a de complémentaire à la  »philosophie québécoise » qui, disons-le est encore en construction. De là, c’est-à-dire ce lieu de l’espace philosophqiue québécois, la valeur des racines si chères, si réconfortantes, si partagées.

    En fait, pour répondre à la question cordialement, je dirais que le système  »est » c’est-à-dire, il a à être. Son influence est inconstestable. Mais pour ce qui est de la deuxième partie de la question, je dirais qu’il n’a rien à voir… mais tout à entendre.

    N’oublions pas que nous avons deux oreilles et une seule bouche et que le  »système » est notre création. Tous nous voulons mater la bête, mais en fait, que pouvons-nous réellement faire? Je dis… donner l’écho le plus juste…

    Si nous enseignons la démocratie dans nos écoles il devrait y avoir une sorte d »’entente » de l’exemple à donner et nous savons tous que  »le fait ce que je te dis pas ce que je fais » ne correspond à rien de bon en éducation… Y’a qu’à se souvenir…

  2. Alexandre Coulombe
    8 novembre 2010 à 6:25

    Système québécois

    Il y a du bon et du mauvais en tout. Le système d’éducation québécois ne fait pas exception. D’une manière télégraphique:
    Points positifs:
    1) La structure des années scolaires. Six à l’élémentaire. Cinq au secondaire. Cegep pré-universitaire et technique. Université baccalauréat de trois ans. Le CEGEP est souvent critiqué pour une perte de temps et un rassemblement de drogués (lorsqu’on prend les pires préjugés). Le Cégep est une originalité postive. Ailleurs au Canada, dont l’Ontario, les jeunes peuvent arriver à l’universié à l’âge de 17 ans. Ils ne sont pas suffisamment matures et équipés pour cet univers. Le Cégep pré-universitaire permet un développement de la culture scientifique ou artistique générale, avec les sciences humaines, les sciences naturelles ou arts et lettres. À 19 ans, les jeunes sont davantage équipés pour la réalité de l’université. Je vous invite à regarder le documentaire Hyper-parents and Coddled Kids (Doc zone – CBC).
    2) Le décrochage scolaire est élevé, mais les critères le sont aussi. Au Québec, ça prend 60% pour passer. En Ontario, ça prend 50%. La majorité des élèves au Québec qui échouent sont dans la tranche 50-60%. Il est difficile de faire échouer un élève dans ma commission scolaire. Il faut supplier la direction à genoux (ce n’est pratiquement pas une figure de style). Il y a des élèves en secondaire 4 qui ne savent ni lire, ni écrire (ce n’est pas une hyperbole).
    3) Garder la réforme ou renouveau pédagogique. Ça paraît étrange? Avoir une meilleure formation des enseignants à ce sujet. Le meilleur des deux modes est applicable. Connaissances et compétences. Examen évalué en pourcentage et projet évalué avec une cote (A-B-C-D). Les compétences transversales et les domaines généraux de formation sont basés sur le profil de l’élève et les aires d’intéreaction du Baccalauréat internationale (PEI – PPCS). La plupart des parents se vantent d’avoir un enfant dans ces programmes. Pourquoi la réforme ce n’est pas le cas?

    Points négatifs:
    1) Le ministère de la santé a normalement un ancien médecin comme ministre. En éducation, nous avons des incompétents. Un ministre avec une formation en éducation pourrait faire du bien. Les commissions scolaires sont d’une utilité douteuse. Ce sont des trous financiers sans fond. Pourquoi ne pas reléguer ses pouvoirs et budgets aux écoles. Le recrutement du personnel se ferait directement à l’école. Le budget de chaque école sera reçu directement du ministère, selon des critères de la composition de la clientèle (élèves) et du milieu.
    2) Vouloir réinventer la roue…
    La question ici n’est pas tant de savoir si le système du Québec est en cause. Mais de réfléchir si c’est seulement au Québec qu’il y a de la déséducation. Avec mon expérience de l’Ontario, le Québec n’est pas seul.

    • Carl Grimard
      10 novembre 2010 à 11:23

      Bonjour Alexandre.

      Je suis d’accord pour dire que la déséducation est un problème quasi-universel.

      Petite critique cependant: il faudrait éviter de parler de « clientèle étudiante », qui suppose une vision de consommateurs-payeurs. En santé, m’a-t-on dit, on parle de « patientèle ». En éducation, j’ai repris mes administrateurs (Cégep)sur ce point, qui parlent maintenant de « population étudiante ». C’est déjà plus neutre.

      Merci pour ton intervention: pour moi, le cégep est en effet une belle trouvaille, originale et qui a sa raison d’être.

    • Loudanver
      12 décembre 2010 à 2:14

      Que le ou la ministre vienne du milieu scolaire est en principe une bonne idée. Mais j’ai été confronté à d’anciens enseignants(tes) devenus directeurs(trices) qui, à cette position, ont semblé avoir perdu toute expérience pertinente. Le cerveau réagit étrangement parfois et le pouvoir a des effets pervers. Puisqu’il est question de ça, de pouvoir et non de capacité à prendre des décisions responsables, judicieuses et pertinentes.

    • Gaëtan-Daniel Drolet
      13 décembre 2010 à 8:00

      Bravo! Constats pertinents

    • Gaëtan-Daniel Drolet
      13 décembre 2010 à 8:24

      Moi je dis que ça prends un décrocheur comme Ministre de l’Éducation…

  3. Daniel Bérubé
    8 novembre 2010 à 1:52

    Je le verrais comme étant surchargé d’une bureaucratie qui le ralentie sous un grand nombre d’aspect. Le tout serait a revoir en profondeur, à partir du ministère de l’éducation j’usqu’au commissions scolaire régionnale et locale. Je crois que s’appliquerais presque ici la règle de la construction disant: Quand le contexte est rendu à un stade avancé de dégradation, il est souvent préférable de démolire et reconstruire, plutôt que tenter de faire du neuf avec du vieux…
    Tout ceci incluant le système syndical, qui donne beaucoup trop d’importance à l’ancienneté, sans tenir compte de la qualité d’enseignement, la quantité de connaissances, d’études, voir méthodes d’agir avec les étudiants, qui aura souvent influence sur le taux de décrochage, car souvent, le système gardera en place un ou une professeur pour qui ce n’était réellement pas son métier…

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