Nouvelle orthographe: des règles claires demandées

C’est très drôle de constater que les étudiants en [dés]éducation ont un cours (très limité) pour enseigner la nouvelle grammaire, mais ne sont pas formés pour la nouvelle orthographe. Cela reste anecdotique. La majorité des profs que j’ai rencontrés ne l’appliquent pas non plus dans leur classe. Le débat a-t-il vraiment été lancé à propos de la nouvelle orthographe? Je ne peux laisser trancher le MELS à ce sujet… – LA DÉSÉDUCATION

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil, 10 novembre 2010

4 réponses à “Nouvelle orthographe: des règles claires demandées”

  1. Jean-François Tremblay
    18 novembre 2010 à 9:27

    Il n’y a rien de drôle là-dedans. C’est d’une telle évidence : comme si l’on allait mettre sur un pied d’égalité l’enseignement de la grammaire et l’enseignement (?) de la nouvelle orthographe!

    Les deux seules raisons pour les mettre dans la même phrase est qu’il y a « nouvelle » dans les deux concepts et qu’ils touchent la langue.

  2. Clément
    18 novembre 2010 à 5:03

    Quoi! Vous ne vous rappelez pas de l’entrevue que Madame la Ministre avait accordé à Monsieur Lagacé.
    La réforme de l’orthographe… quelle misère… quel malheur. C’est à ce moment précis qu’elle avait décidé de rendre obligatoire la dictée… J’enseigne dans l’illégalité depuis.

  3. M-L Bastin
    18 novembre 2010 à 1:07

    La nouvelle orthographe n’a d’intérêt que pour ceux qui cherchent un cache-misère à l’enseignement du français. Les problèmes des élèves sont de nature beaucoup plus profondes – grammaire, syntaxe, vocabulaire réduit – et ce n’est pas la réforme qui va changer cela. Et puis, quelle est la logique d’écrire « les gratte-ciels »? Il est où, le deuxième ciel? La réforme remplace des bizarreries par des incongruités. Beau progrès en vérité!
    Que le Québec se rassure: les professeurs belge, à qui il est imposé de l’enseigner comme un sésame éblouissant, se contrefichent aussi de la nouvelle orthographe, ils ont autre chose à faire; l’Académie française qui a avalisé la réforme a eu la sagesse de ne pas la déclarer obligatoire. On n’écrit en nouvelle orthographe que dans les ministères et les instances éducationnelles qui sont persuadés de pouvoir transformer en or le plomb de leurs programmes.
    En fait, personne ne veut de la nouvelle orthographe à part quelques illuminés qui mettront, tant qu’on les laissera faire, des milliers d’emplâtres sur une seule jambe de bois!
    Enfin, je ne vois pas pourquoi tous ceux qui ont appris à écrire depuis tantôt 100 ans devraient tout à coup renoncer à ce qu’il savent parce qu’il y a des linguistes qui pensent.
    Ce qu’il faut aux élèves, c’est une véritable connaissance des règles de leur langue et une véritable maîtrise de son vocabulaire. Donc du temps pour y arriver, des exercices nombreux, des explications grammaticales et non pas linguistiques. C’est de lire des vrais textes écrits convenablement, au lieu de décoder des publicités,des chansons niaises et des notices de plomberie, parce que, soit-disant, ça part de leur vécu.

    • Ben Paradis
      18 novembre 2010 à 9:30

      M Bastin, votre dernier paragraphe frappe dans le mille. Les exercices systématiques de grammaire, disparus depuis hélas trop longtemps des programmes officiels, sont la voie de la compréhension de la langue.

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