Quand avez-vous été capable de reconnaître que vous étiez « le dindon de la farce » de la déséducation ?

15 réponses à “Quand avez-vous été capable de reconnaître que vous étiez « le dindon de la farce » de la déséducation ?”

  1. Claudia
    28 mai 2012 à 11:15

    Bonjour,
    mon fils de 8 ans a un (TDAH) 3 années d’enfer à l’école que dire de plus !! J’ai retirer mon fils de l’école pour vivre une vie libre à la maison il est vraiment plus heureux et épanoui sans l’école.J’ai une fille de 4 ans et elle n’ira pas à l’école non plus.

  2. L
    8 mars 2012 à 8:27

    Pour moi, cela s’est fait en trois temps: en tant qu’étudiante, enseignante, puis parent.
    En 1994, à l’UQAM, à ma dernière session en enseignement du français au secondaire, une chargée de cours (une ancienne directrice d’école primaire) nous avait demandé d’apporter des ciseaux, de la colle et des revues au cours suivant. Je ne pouvais pas y croire… mais j’ai laissé la chance à l’enseignante de nous faire <>… Mais j’avais vu juste: un demi cours universitaire consacré à un collage afin d’obtenir notre Image de pédagogue. À ce moment, j’ai pris la mesure de la déséducation institutionnalisée.

    Cette année, j’en suis à ma 15e année d’enseignement et je me suis rendu compte à quel point j’étais encore bête, comme un dindon: je croyais que, pour la première fois dans ma carrière, la direction de l’école allait me demander mon avis. Ha! Il faut croire que l’enseignement garde jeune! Pourtant, j’ai tellement d’idées, de projets… mais on ne veut pas les entendre. Et je ne suis pas la seule!

    Mais la farce, c’est au retour de l’école de mes enfants. Ils arrivent souvent à la maison avec des bonbons de mauvaise qualité donnés par les intervenants; ils me racontent les films insipides qu’ils ont visionnés <> (jusqu’à 3 films pour ma fille à l’école le même jour!); et mon fils me reprend: <>…

    Malgré tout, je crois que le véritable dindon de la farce c’est la citoyenne.

    L

    • L
      8 mars 2012 à 8:30

      …mon fils me reprend: Non maman, on doit dire si j’aurais su…

  3. Elsa Moulin
    31 août 2011 à 10:53

    Bonjour,
    Je ne veux pas être que dans la critique et « dindon de la farce de la déséducation » me paraît un peu fort.
    Cependant je dois avouer que notre première rentrée à l’américaine nous a fait frémir.
    Arrivant de France, nous sommes au Québec depuis 1 an, nous avions fait la rentrée l’an passé à l’école des Nations dans le quartier Côtes-des-Neiges à Montréal : bonne rentrée, ni spectacle ni sécuritaire.
    Cette année, rentrée en Gaspésie : spectacle et sécuritaire. De la musique du début à la fin, décoration, paillettes… + Un discours sécuritaire sur la cyberintimidation, la violence à l’école et les mesures anti-terroristes!

    Votre projet me donne l’impression d’un affrontement avec le système scolaire : peut-on le changer avec les enseignant et les gens qui y croient encore ou faut-il une révolution??

  4. Lise
    14 mars 2011 à 1:30

    Quand notre benjamin a été diagnostiqué TDAH par la psychologue de l’école dès la maternelle. Pour faire une histoire très courte, en fait, notre fils adopté avait été abandonné à plusieurs reprises avant l’âge de 25 mois et son comportement est surtout dû à un choc post-traumatique pré-adoption. Durant la première année, la directrice-adjointe de l’école m’avait déclarée haut et fort que mon enfant serait un futur délinquant et a poursuivi sur cette lancée en m’affirmant que le prof d’éducation physique pensait fortement à ne plus l’intégrer dans sa classe, etc., etc. Je suis restée calme et ai déclaré que je ne reconnaissais pas mon garçon dans la description qu’elle m’en faisait. J’ai attendu quelques jours pour me remettre de cette discussion puis je me suis décidée à appeler le prof d’éducation physique. Pour faire une histoire courte, il a été très surpris et m’a vraiment affirmé que mon garçon allait très bien dans son cours et que ça ne lui avait jamais traversé l’esprit de penser à l’en exclure… Ce n’était pas le premier mensonge que j’ai eu des responsables de cette école. À la fin de la deuxième année, son prof m’a fait comprendre qu’il aura des services que si je le médicamentais. Une nouvelle directrice ne prenant pas au sérieux les particularités de mon garçon, je suis revenue avec une lettre du spécialiste de l’hôpital dans laquelle elle demandait à la direction de l’école d’arrêter les interventions inadéquates auprès de mon garçon puisque cela augmentait très sérieusement ses difficultés. Lorsque j’ai remis la lettre à la directrice, après lecture, elle s’est écriée qu’elle le prenait très personnel. Je voyais bien que je ne pouvais laisser mon garçon plus longtemps dans un tel chaos scolaire. J’ai communiqué avec le dépt. des plaintes à la Commission scolaire. Cette personne m’a louangé les compétences de cette nouvelle directrice. Puis, à l’été, j’ai su que la directrice travaillait désormais à la Commission scolaire pour les dossiers (comme mon garçon) puis que la personne aux plaintes était devenu Protecteur de l’élève. Je me suis souvenue qu’à la TV, le Gouvernement avait précisé que les Protecteurs de l’élève qui seront nommées étaient pour être des personnes tout à fait neutres. Lorsque j’en ai avisé le Gouvernement, on m’a répondu : Que voulez-vous, le monde n’est pas parfait!… Et j’aurais encore plus à dire… Depuis, j’ai parlé à des enseignants, des directeurs, professeurs à leur retraite qui m’ont exprimé leur désapprobation du système actuellement en place. Des professionnels, des adultes travaillant dans les écoles (pour ne pas les nommer) m’ont confié en privé qu’il y a des actions inappropriées prisent à l’égard des enfants. Mais ils ne peuvent parler si ils veulent conserver leur travail. Puis des parents, qui comme moi, ont vécu de l’intimidation ou ont reçu un traitement dénigrant de la part de la direction et de ses membres afin d’en arriver à leur fin, se sont enfin ouverts et nous avons pu remarquer le traitement similaire que nous avons reçu. L’attitude du système scolaire en place était tel que j’ai fini par le surnommer la MAFIA SCOLAIRE (bien à contrecoeur, croyez-moi). Il y a quelque mois, j’ai entendu une autre personne qui m’est inconnue, prononcer les mêmes mots : MAFIA SCOLAIRE. Une coincidence?! Et que dire de cette dame que je connais et qui a un enfant dysphasique et qu’à chaque année elle doit se battre pour avoir les mêmes services que l’année précédente. Vraiment… à chaque année! J’ai entendu la même chose chez d’autres personnes. Les professionnels qui se sont confiés ont affirmés que le système n’était pas adapté pour les enfants ayant des particularité, troubles d’apprentissage, etc. Ceci dit, je suis consciente qu’il y a des intervenants auprès de nos enfants qui font vraiment un très bon travail. À vous, un très grand merci, nous vous apprécions grandement. Le décrochage scolaire? J’en arrive à croire que les décrocheurs dont ont fait mention sont soit des enfants brillants connectés avec leur ressenti profond et qui ont le courage de se retirer de ce chaos scolaire avant de perdre leur âme ou soit des enfants qui sont affectés par toute cette incohérence, incompréhension d’adultes soit disant bien-pensant, bien-instruit, bien-connaissant et qui pensent détenir la vérité. Prenez le temps de regarder autour de vous. Ne voyez-vous pas que tout doit être revue en profondeur, à tous les niveaux? C’est d’une telle évidence, d’une telle clarté!

  5. Janie
    15 février 2011 à 11:14

    Je me suis sentie dépassée par le système d’éducation québécois lorsque j’ai commencé mes cours à l’Université de Montréal au baccalauréat en Science de la Communication. Je suis à ma deuxième session et j’ai l’impression de faire un retour à l’école primaire. Dans un de mes cours nous avons appris à créer un évènement facebook! Voyons donc! J’ai du mal à trouver les mots pour traduire mon aberration. Finalement je pense retourner au cégep pour faire une technique en informatique.

    J’ai perdue trois ans de ma vie (2 au cégep et 1 à l’université) et je dois dire que je suis vraiment déçue.

    Au secondaire on nous a « brainwasher » et pousser à faire poursuivre notre éducation au cycle supérieur, mais pourquoi? Des salaires moins élevés que ceux qui ont eu l’intelligence de faire un DEP et de ne pas gâcher leur énergie à faire des cours ridicules. Ça prend vraiment 27 de cote R pour lancer un évènement facebook? Ou encore, pour écrire la définition du mot « crayon » dans nos propre mots?

    Mon cerveau est en bouilli, je comprends la détresse des étudiante en éducation. C’est difficile de trouver la motivation quand on n’a pas une minute à se consacrer entre étude de théories désuètes et le travail sous-payé à la cantine du coin. Et j’approuve: les professeurs et chargés de cours de niveau universitaire sont démotivés et démotivants. En 9 cours, j’ai eu un seul prof qui était passionné par l’enseignement.

    Bref, je crois que l’éducation universitaire a vraiment besoin d’être revue. Je n’ai pas été au secondaire durant la nouvelle réforme, mais mon secondaire 5 me semblait être une copie conforme du secondaire 4. Personnellement je l’ai trouvé superflu, mais peut-être est-il nécessaire pour certains élèves.

    • Lise
      14 mars 2011 à 1:59

      Ton message m’a touchée Janie. Je peux comprendre ta déception, désillusion.

      Cependant, je suis persuadée qu’il n’arrive rien pour rien. Tu as été témoin d’un système désuet… ce qui t’a amené à voir différemment les choses et cela est précieux. Il ne faut rien prendre pour acquis. Tu as compris que malgré que tout le monde suit le même chemin, il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond. Tu en es maintenant consciente.

      Le seul fait d’être consciente de ce fait va faire que tu vas faire des choix dans le futur qui t’appartiendront et non qui seront basés sur le bien-pensé de la société. Et juste cela, c’est une richesse en soit.

      Je fais partie de la génération qui suivait le courant dicté par la société. Nous avons pensé que les élus prendraient soin de nos intérêts. En cela nous nous sommes trompés. Et voilà où cela nous a amené. Nous nous réveillons maintenant peu à peu. Je crois sincèrement que les gens vont reprendre leur pouvoir et participeront activement aux décisions pour un monde meilleur.

      Alors, ne regrette en rien ces 3 années de ta vie car elle t’ont apportées une compréhension que tu n’aurais peut-être pas eue autrement. Même les expériences que nous qualifions de mauvaises ne sont qu’en fait des expériences qui sont une occasion de plus de prendre un peu plus conscience… Donc, bénissons-les!

      Ce que je vois en fait, c’est que nous sommes arrivés à un temps de grands changements. Oui, à première vue on voit le chaos un peu partout, mais je suis profondément convaincue que c’est pour faire place à un renouveau, une nouvelle façon de faire.

      Et ta génération aura son mot à dire, j’en suis persuadée.

      Fraternellement,

  6. Gaëtan-Daniel Drolet
    12 décembre 2010 à 7:36

    L’Éducation n’est pas une institution, ce n’est pas un cheminement scolaire sans failles, ce n’est pas non plus l’accomplissement à la graduation.
    Être éduqué, c’est un état… GDD

    Donc, savoir quand? C’est dire le moment de l’éveil, ça serait comme :  »être reconnu par ses pairs… » C’est le deuxième étage de la fusée, le dernier stage de la séparation, là où la signification se regénère elle-même, c’est l’autonomie dans la créativité de la recherche de solutions ou la description de la significativité émergente. C’est être reconnu dans le monde des Hommes.

    Mais lorsque ce monde ne se reconnaît pas lui-même… Ce ne sera qu’une variation sur le même thème de nouveaux critères qui justifient les décisions politiques qui ont un impact direct sur la qualité dans l’enseignement et la valeur dans le sens de crédibilité validité des diplômes émis. Donc quand? Quand le savoir sera effectif… ce qui implique un niveau d’adaptabilité et un niveau de contrainte C’est un peu comme l’équilibre naturel qui découle d’une symbiose en biologie ou encore un financement qui tombe en place en économie, la durée du jour et de la nuit sur notre humeur… etc…

  7. 6 décembre 2010 à 5:57

    Dès que je suis entré dans l’enseignement, je me suis rendu compte que je serais seul. Le directeur : »Je gère l’école et tu es sur le terrain »(sic). J’ai donc pris la décision de tenir mes classes (je suis spécialiste au primaire) et de m’investir auprès de mes élèves. Après quelques mois, la direction de l’école où je travaillais m’a demandé de changer la note d’un élève car il était le fils d’un ami !!! On me croyait pas quand j’ai affirmé que l’enfant avait copié sur son voisin chacune des ses réponses. Je lui ai donc refait prendre son examen… qu’il a coulé !!!

  8. 6 décembre 2010 à 5:55

    Dès que je suis entré dans l’enseignement, je me suis rendu compte que je serais seul. Le directeur : »Je gère l’école et tu es sur le terrain »(sic). J’ai donc pris la décision de tenir mes classes (je suis spécialiste au primaire) et de m’investir auprès de mes élèves. Après quelques mois, la direction de l’école où je travaillais m’a demandé de changer la note d’un élève car il était le fils d’un ami !!! On me croyais pas quand j’ai affirmé que l’enfant avait copié sur son voisin chacune des ses réponses. Je lui ai donc refait prendre son examen… qu’il a coulé !!!

  9. Marianne
    2 décembre 2010 à 7:05

    Je m’en suis rendu compte quand, enchantée que j’étais d’arriver enfin à l’université, après plusieurs années de latence intellectuelle – sur les bancs d’école – , j’ai réalisé que, là non plus, il ne me serait pas permis d’apprendre…malgré que j’étudie en enseignement!
    Je termine mon bac cette année. Je songe par la suite passer du mode « survie » au mode « vie ».

    • Louise
      26 septembre 2011 à 8:16

      Dois-je conclure que tu ne comptes pas poursuivre en enseignement?

  10. Annie P.
    1 décembre 2010 à 6:51

    Quand j’ai remarqué que j’apprenais plus en pédagogie en écoutant un épisode de Virginie qu’en 4 abs de baccalauréat!!! 😛

  11. Gébé Tremblay
    27 novembre 2010 à 12:20

    Je m’en suis rendu compte pendant mes 20 ans de métier de concepteur-producteur de livres pour enfants et de manuels scolaires pour le Québec et l’Ontario.

    Le contenu de base m’était fourni par les pédagogues et je devais en faire le montage ainsi que produire les illustrations pour un produit prêt à l’impression.

    Sans doute ais-je pris ma tâche trop à coeur dans l’intention d’offrir le meilleur service possible, je me suis imposé d’étudier et vérifier par des recherches à des sources variées que mes illustrations soient les plus précises possible et ne portent pas à confusion. Ceci m’était possible car je travaillais à contrat comme indépendant, chez-moi, et non dans une grande entreprise où l’employé se limite à « faire la job » le plus vite possible et sauver du temps qui est de l’argent pour le patron.

    Les problèmes ne sont pas dans les matières de base comme les mathématiques, la langue, ou les sciences pures. Les problèmes sont dans toutes les matières qui ont un lien avec le social ; histoire, économie, structure de l’État, des entreprises, des organisations à l’intérieur de la société civil, identitées nationales, etc…

    Il ne fait plus de doute pour moi que l’école a accepté un mandat de tenir les élèves dans un état d’ignorance dans ces matières en éliminant graduellement les cours d’histoire et de leur inculquer des notions sociales et historiques (fausses) de manière « transversale » en les imbriquant dans les matières de base. Par exemple, une dictée ou une composition aura comme thème le « vivre ensemble ».

    C’est carrément du lavage de cerveaux. De la manipulation sociale. Bien loin de faire des esprits critiques et créatifs.

  12. MR
    26 novembre 2010 à 9:27

    Mon fils de onze ans était en classe de langage. Une classe de dix élèves ayant, pour plusieurs, des troubles d’apprentissages associés. Je m’attendais à ce qu’on fasse de la pédagogie différenciée, pour s’adapter aux besoins et particularités de chaque enfant, mais ce ne fut pas le cas. Il a fait sa troisième année une première fois, puis une deuxième.
    J’ai décidé de lui faire faire des travaux, pour voir dans quelle mesure il comprenait la matière. En avril dernier, on m’annonce qu’il fera sa troisième année une troisième fois. Ça suffit! Je demande des explications, pour savoir ce qui ne va pas, pourquoi il ne progresse pas à l’école: c’est un enfant intelligent et capable d’apprendre. Je réfute, preuves à l’appui, toutes les raisons qu’on invoque: difficultés majeures en mathématiques, en lecture, en écriture. Devant leur inflexibilité, j’ai décidé de lui enseigner moi-même. C’est la seule façon pour lui de progresser dans ses apprentissages.
    C’est comme s’ils avaient déterminé que les enfants qui ont des troubles de langage ont tous un retard mental sévère et que ça ne donne rien de leur enseigner quoi que ce soit. On leur fait user les bancs d’école jusqu’à seize ans et on esprère qu’ils quittent et n’y reste pas jusqu’à 21 ans. Ces élèves, même s’ils demeurent à l’école jusqu’à 21 ans et complètent leur programme d’études , n’auront jamais de diplôme. Quel avenir leur réserve-t-on?

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