Quelle serait votre définition de la déséducation ?

24 réponses à “Quelle serait votre définition de la déséducation ?”

  1. Gaëtan-Daniel Drolet
    15 février 2011 à 6:06

    Si l’acteur est une marionnette parfaite… L’élève est une marionnette…

    L’un sert un principe,
    L’autre se sert…

  2. Melanie
    27 janvier 2011 à 11:07

    La déséducation ne peut exister sans l’éducation. C’est justement parce que nous sommes éduqués que nous nous remettons en question ici et constatons la déséducation actuelle. La déséducation existe parce qu’on en prend conscience. Et c’est à partir d’ici qu’on pourra recommencer à éduquer. Alors vive ce site et qu’il puisse faire en sorte que les consciences s’ouvrent!

  3. Gaëtan-Daniel Drolet
    13 décembre 2010 à 9:53

    Adresser l’éducation d’un Homme c’est dialoguer hors normes, sans contraintes en s’adressant à sa nature d’Homme. C’est aussi prévoir un programme qui devrait s’enseigner partout dans le monde puisqu’ universel mais dont les applications l’originalité la saveur s’exprimera localement…

    Si tu vois dans mes yeux ce que je vois dans les tiens… nous réfléchirons :-) GDD

  4. Gaëtan-Daniel Drolet
    13 décembre 2010 à 9:45

    À la lecture des commentaires je ne peux m’empêcher de penser comme Hannah Arendt. Je crois que son discours est très à propos dans ces discussions sur l’avenir de l’éducation mais aussi sur ces effets présents et sentis… Elle dit que la dernière étape du totalitarisme est la fabrication des esprits. Elle dit aussi que c’est la suite logique d’un processus qui a commencé bien avant… Qui est là depuis le début en fait car il est au coeur de l’Homme. Elle explique tout ceci par la dichtomie qui existe en nous tous soit la division entre le corps et l’esprit. Il y aura une partie pure celle des idées, celle de Platon puis la partie matérielle, la raison, la mesure, la limite, la contrainte. Pour elle, le monde a changé et avec lui nos explications nos interprétations du Monde. Ainsi, donc son observation phénoménologique est si profonde si fondamentale qu’elle touche tout les domaines de la vie du citoyen. Comme l’éducation, l’art, la santé l’équilibre… La technologie amplifie en quelque sorte des habiletés naturelles chez l’Homme Prenons comme exemple les nouvelles technologies et la facilité de création que celles-ci apportent… Donc l’accent est mis sur ce qui est mesurable quantifiable pcq toute notre attention y est dirigée. La qualité demeure par nature subjective et synonyme d’anti-pragmatisme… Le pragmatisme pourrait être interprété comme une forme de totalitarisme… mais plus subtil, plus incidieux.

    Mais ça c’est Hannah Arendt et elle voit elle aussi le changement fondamenta’est donc un changement de coeur qui serait l’antidote naturel à ce pragmatisme inhérent qui englobe tout… même la significativité puisque par nature il coupe l’Homme de sa nature profonde de sa dichtomie nécessaire à son équilibre. Nous créons des être naturellement déséquilibrés par souci de perfection économique ou règlements syndicaux… Car qui a dit que les esprits cessaient d’apprendre durant l’été qui a dit que le samedi et le dimanche devaient sevir à telle ou telle autre chose ne concernant pas l’esprit… Qui a dit qu’un rêve n’avait pas de valeur scolaire???? Éducative???? Évolutive???? Pourquoi devoir emprunter des idéaux d’autres générations????

    Je suis plutôt d’accord avec plusieurs points de l’analyse phénoménologique qu’a apporter Arendt. Elle était d’ailleurs très bonne élève et a marqué la pensée moderne.

    Est-ce que le système québécois ne serait pas tout simplement aux prises avec des contraintes modernes plutôt que locales tel que présenté par le programme?

  5. 28 novembre 2010 à 9:02

    la déséducation, c’est la transformation de la gestion de l’école comme une entreprise, où la créativité, l’imagination, intelligence et l’idéalisme des professeurs autant de leurs étudiants sont interdits d’expression, car l’école de la déséducation a pour but premier la rentabilité dans le but de former du capital humain: la main-d’oeuvre qualifiée constituée de diplômés pour les bons emplois de bureau et la main-d’oeuvre non qualifiée constituée de décrocheurs pour les emplois de misères.

  6. 12 novembre 2010 à 8:31

    Rendre le peuple ignorant pour mieux les diriger.

  7. 11 novembre 2010 à 11:52

    Méthode institutionnalisée d’enfermement « thérapeutique » ayant pour but de tuer dans l’oeuf la part de nature chez les enfants humains pour les rendre conformes aux attentes d’un système culturel répressif et abusif. La fabrication du consentement…

  8. 9 novembre 2010 à 11:12

    La perte de toute envie de revolte

  9. Daniel Bérubé
    8 novembre 2010 à 2:08

    Un grand homme a tenté de faire comprendre:
    « Je pense, donc, je suis… »
    Moi, je pense:
    « Je suis, donc, je pense, et j’ai…
    La déséducation enseigne:
    « J’ai, donc, je suis… j’pense…

  10. Ben Paradis
    8 novembre 2010 à 2:04

    La déséducation, c’est consacrer 80% du temps et de l’argent à 10% des élèves.

    La déséducation, c’est faire de la discipline à cause de trois ou quatre élèves au lieu d’enseigner aux vingt-huit autres.

    La déséducation, ce sont des journées de formation inutiles à grands frais pour justifier des budgets réformes pendant que des écoles sont aux prises avec des problèmes de salubrité.

    La déséducation, c’est tout faire pour éviter le redoublement au lieu de tout faire pour valoriser l’effort.

    La déséducation, c’est «les queues de champ» qui se retrouvent avec les groupes les plus difficiles.

    La déséducation, c’est l’absence des directions d’école de leur milieu.

    La déséducation, c’est un examen final de français de cinquième secondaire qui permet au plus cancre des cancres de réussir son français de cinquième secondaire (j’exagère à peine).

    La déséducation, c’est des parents qui couvrent toutes les absences anormales de leurs enfants au lieu de les responsabiliser.

    La déséducation, c’est des profs de français qui ne lisent pas; des profs d’éducation physique qui fument; des profs de n’importe quoi qui utilisent encore des feuilles de notes de cours dactylographiées; des profs qui font des fautes dans leurs notes de cours et ne jugent pas bon de les corriger; des profs qui ne corrigent pas les fautes dans les travaux et examens de leurs élèves; etc.

    La déséducation, c’est prendre des journées de maladie sur des planifs de formation de commission scolaire pour pouvoir corriger à la maison.

    La déséducation, c’est des élèves qui ne savent pas ce que veut dire ÉTUDIER ou qui ont oublié qu’ils faut APPRENDRE PAR COEUR certaines notions avant de pouvoir les appliquer et développer des compétences…

    La déséducation, c’est devoir monter un dossier en béton de 30 pages pour pouvoir mettre à la porte un grand flanc mou de 16 ou 17 ans qui vend de la drogue et/ou intimide d’autres élèves et/ou menace ses professeurs et/ou ne démontre aucun intérêt pour la réussite de ses études.

    La déséducation, c’est une partie de ma vie que je combats tant bien que mal… mais qui ne me tuera pas. Et ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts!

    • Loudanver
      12 décembre 2010 à 2:02

      J’adhère à tout ce que vous dites. Sauf, qu’à la dernière affirmation, je dois avouer qu’après 12 ans, mes jambes sont en train de flancher. Fatigué. Quoique ce site me fait constater que je ne suis pas la seule à avoir ces opinions.

  11. 7 novembre 2010 à 3:24

    La déséducation, c’est de placer un enfant ou un jeune dans un environnement qui ne lui permet pas de se découvrir, de se confronter au réel, de découvrir ce que c’est qu’être un humain. C’est l’empêcher de développer son être et son potentiel en lien avec ses semblables. C’est le garder petit dans un espace qui ne peut l’animer et le garder vivant…

    • Mona Gosselin
      1 décembre 2010 à 10:27

      Je suis tellement d’accord.

      De plus ma fille en secondaire n’a pas l’autorisation de sortir si elle a besoin d’aller à la toilette. Les élèves ont été bien avertis. Ils ont 12 ans et on veut en faire des futurs citoyens responsables (c’est dans le programme d’enseignement international) et on ne leur fait pas confiance. On les infantilise. On tue en eux l’autonomie, la réflexion et l’esprit critique en même temps qu’on les corrige sévèrement quand ils ne répètent pas mot pour mot les réponses comme il est écrit dans le livre de référence.

      Il y a le discours et il y a la réalité. Le système est fait, créé, alimenté pour lui-même; l’enfant est un prétexte. On ne s’intéresse pas au sens des choses mais aux bénéfices individuels qu’on tire du système.

      Ça fait pitié. Ça fait mal au coeur. En tant que parent, je souffre de voir s’éteindre et se faner les enfants avant même de s’être épanouis.

  12. Renée-Claude Morin
    7 novembre 2010 à 12:49

    Personellement, je vois que nos dirigeants prennent des décisions administratives et non des décisions psychosociales! Je pourrais donner des exemples concrets mais c’est dangereux de faire ca!!!
    Je me contenterai donc de dire que quand on fait de l’intégration scolaire en milieu régulier d’enfants ayant des difficultés d’adaptation de toutes sortes et que au delà de ça on coupe au niveau des services spécialisées…moi je comprends plus rien! La déséducation adviens quand on n’a pas les ressources en place pour bien éduquer. Quand on offre seulement un modèle d’apprentissage pour des individus qui ont des besoins et personnalité tellement différentes. On ne peut que semer la confusion et les gens en charge de l’éducation c’est à dire les professeurs et intervants, se sentent aussi désabusés, donc on se désintéresse car on est dans un mode survie et là on déséduque. La déséducation c’est aussi le désengagement des parents parce qu’ils en ont juste trop à faire eux aussi ou bien ils n’ont jamais recu eux même cette éducation…Mon Dieu on pourrais en parler longtemps. Vous me donnez le goût d’écrire une thèse sur le sujet!!!
    Renée-Claude Morin

  13. Philippe
    6 novembre 2010 à 11:07

    La déséducation, c’est un grand monde et un petit monde. Un grand monde où on investit beaucoup d’argent pour des fonctionnaires qui tentent, à chaque jour, de justifier leur emploi. Et un petit monde où on investit peu d’argent pour des enseignants qui tentent, à chaque jour, de faire ce pour quoi ils sont là.

  14. MG
    6 novembre 2010 à 4:55

    Une formation inadéquate autant pour les enseignants eux-mêmes que chez les enfants ensuite.
    Un système d’éducation qui déborde et où les responsables ne savent pas aller pour sauver ce qui en reste. Ce n’est pas pour rien que l’enseignement n’est pas un domaine valorisé alors que c’est le plus important de tous. Il faut se poser des questions et y trouver des solutions au plus vite.

  15. DG
    6 novembre 2010 à 10:01

    C’est un système qui, d’une main, investit beaucoup d’argent dans les milieux défavorisés pour aider les écoles à « agir autrement », mais qui, de l’autre main, encourage les meilleurs en subventionnant les écoles privées et en faisant le classement des meilleures écoles.

    C’est un système qui ment à des élèves en difficultés en les laissant réussir jusqu’en secondaire 2, moment où ils réalisent qu’ils n’ont pas des acquis de 5e année du primaire et qu’ils frappent un mur. Et ils vont faire quoi avec une 6e année dans la vie, eux?

    C’est une formation construite pour des imbéciles qui n’ont aucune forme de jugement et qu’on tente de nous faire avaler, mais non: l’université n’a tellement rien à voir avec la réalité.

  16. LaFouilleuse
    5 novembre 2010 à 8:09

    Il me semble que l’énergie et les ressources (surtout au primaire) sont dirigées majoritairement vers les élèves en difficulté d’apprentissage ou comportementale. Allez aux réunions, vous le constaterez par vous-mêmes. Les enfants le moindrement « doués » et motivés pour apprendre s’y emmerdent royalement, perdent leur motivation et surtout, le goût de se dépasser. Rien n’existe pour eux. Rien pour stimuler leurs talents. L’école leur enseigne à apprendre et à maîtriser le « minimum » (nivellement pas le bas). Minimum qu’ils ont déjà acquis la plupart du temps. J’ai vu des enfants se voir refuser de répondre à certaines questions (en levant la main), parce que c’était toujours les mêmes qui répondaient et ce faisant, ils faisaient sentir les autres « poches »… Protégeons l’estime de soi à tout prix !!! La fuite des cerveaux, ça commence au primaire !

    • Mona Gosselin
      1 décembre 2010 à 10:53

      J’ajouterais que les cadres se concentrent sur la justification de leur emploi, mais pas en résolvant les difficultés, mais en les évacuant, en les faisant disparaître pour montrer une belle image, en faisant une guerre d’usure contre ceux qui essaient d’améliorer les choses.

      On ne parle pas assez de ceux qui ont de la facilité et qui s’emmerdent au point de développer des problèmes de comportement. Ensuite, on les étiquette et ils commencent à déraper. Ce qui aurait pu être créatif et productif pour l’enfant devient source de colère, de frustration et de révolte, mais avec le temps l’enfant et les parents s’épuisent dans la souffrance résignée.

      Le Québec avec son haut taux de suicide devrait nous faire réfléchir. Parmi les jeunes qui se suicident, bon nombre était des jeunes pleins de potentiel et de vivacité, mais ils ont été étouffés par le système et ils ont tourné cette énergie qui les animait contre eux-mêmes.

  17. cher
    5 novembre 2010 à 6:46

    Égarement, détour que l’on prend sans cesse et qui finit par mener la jeunesse dans un cul de sac.

  18. vis.la.joie
    5 novembre 2010 à 6:34

    Décadence généralisée qui arrive à expliquer une foule de problèmes auxquels ont cherche toujours des solutions.

  19. Martin M
    5 novembre 2010 à 6:32

    C’est comme un plat préparé par un cuisinier qui passe son temps à fumer : il ne faut pas s’attendre à un goût extraordinaire!

  20. Matisse
    5 novembre 2010 à 6:31

    C’est la tempête qu’attend les jeunes et qui provient du manque d’information significatives en éducation décente.

  21. Fred BTG
    5 novembre 2010 à 6:30

    Une série de choix misérables que l’on fait tous les jours, choix qui témoignent d’une pauvre qualité de vie que l’on accorde aux jeunes.

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